Livré par des chouettes !

Livré par des chouettes!

Bataille de RP et com’ à l’œil. Tandis qu’Amazon obtient un buzz facile avec un hypothétique service de livraison par drone, la chaine de librairies Waterstones propose, elle, d’assurer le service par des hiboux. Retour à l’envoyeur !

La chaîne de librairies britanniques Waterstones rebondit sur l’annonce récente d’Amazon de livrer certains de ses clients par drones. Elle lance le programme O.W.L.S (Ornithological Waterstones Landing Service) : une prestation digne d’Harry Potter, puisque ce sera une armée de hiboux qui déposera les livres directement aux acheteurs.

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Tout comme Amazon et son projet « drones », Waterstones précise que cette flotte de hiboux, spécialement formée pour ces opérations, travaillera en solo ou en équipe et sera en mesure de livrer le ou les colis dans les trente minutes après que la commande soit passée.

Le responsable presse du programme O.W.L.S précise néanmoins que ce projet ne sera mis en place qu’au bout d’un certain nombre d’années, au vue du temps qu’il fait pour former un hibou.

Un facétieux tacle à Jeff Bezos, fondateur d’Amazon. Car si l’annonce a emporté la timballe du buzz dans les media, il s’agit surtout d’un bon coup de pub obtenu à peu de frais pour Noël. Rendre effectif ce programme, baptisé « Amazon Prime Air », demanderait entre quatre et cinq ans de développement et de nombreux tests de sécurité, a précisé le pourtant si taiseux M. Bezos.

Barbie : ras le bol d’être matée

Barbie : ras le bol d'être matée

Barbie ouvrière se rebelle contre le géant Mattel ! Pour les fêtes, les ONG Peuples Solidaires et China Labor Watch mènent des actions surprises et une pétition : Libérons Barbie !

A l’approche des fêtes de Noël, les ONG Peuples Solidaires et China Labor Watch (CLW) pointent du doigt la dure réalité de l’industrie du jouet et particulièrement celle de Mattel. Selon elles, « Toute l’année et plus drastiquement encore en vue des fêtes de Noël, la firme américaine impose à ses fournisseurs chinois des prix, des  cadences, des délais insoutenables. Résultat : des conditions de travail et d’existence  indignes ».

Peuples Solidaires lance donc un appel urgent (www.liberons-barbie.org) pour pousser Mattel à modifier ses pratiques et a concocté une série d’actions de rue surprises pour diffuser l’information: des opération de guerilla visuelles et décalées «Barbie Ouvrière», à proximité des enseignes du jouet à Paris, Lyon, Rennes, Nancy, St Lô, Marseille, Marvejols et Saumur.

Sont et seront présents, notamment, à ces évènements : Kevin Slaten, porte-parole de l’ONG China Labor Watch (CLW) ; M. Zhang, enquêteur du CLW ; La CGT ; et l’association de consommateurs Indecosa-CGT.

Quechua lance son smartphone

Decathlon ajoute une corde à son arc : la téléphonie mobile. L’enseigne de sports a présenté un smartphone Android (4.1.2) conçu pour les randonneurs, à l’épreuve de l’eau et des chocs. Il sera vendu 229 euros (compatible tout opérateur) à partir du 5 décembre 2013 en ligne ou dans certains magasins de l’enseigne.
Conçu avec le constructeur français Archos, le smartphone, baptisé Quechua Phone, arbore des caractéritistiques qui en font un mobile tout terrrain : une batterie longue durée de 3500 mAh, une coque en caoutchouc, un écran tactile 5 pouces, en verre durci épais et même un altimètre-bométrique embarqué !
Tous ces éléments alourdissent son poids qui atteint 250 grammes (le double, environ, d’un smartphone normal). Sur le plan des caractéristiques essentielles, propres à un téléphone mobile : processeur quadricoeur Qualcomm Snapdragon S4 à 1,2 GHz, un écran de résolution 840 x 480 pixels, compatibilité 2G/3G, mémoire interne de 4 Go et emplacement pour une extension carte mémoire microSD.
En termes d’applications spécifiques destinées à la randonnée, l’application Quechuaguide a été développée. Le smartphone embarquera aussi une trentaine d’autres applications (station de ski, plantes, parcs nationaux, plantes, etc…) liées à cet univers.

48 h chrono pour griller vos batteries

48 heures chrono pour griller vos batteries

Edward Norton se glisse dans la peau d’un héros survolté à la manière d’un Jack Bauer pour Motorola Droid. Une épopée de 48h où seule la batterie ne semble pas souffrir.

En attendant le second volet du cultissime Fight Club, les fans d’Edward Norton peuvent visionner la dernière campagne de Motorola et de l’opérateur Verizon pour le modèle Droid. Aussi musclée que parodique, la mise en scène s’inspire de la série 24h- chrono : une galerie de mises en situation haletantes qui s’enchaînent  les unes après les autres.

Dans le film, Edward Norton se réveille dans une morgue : à bout de force, il se remémore les 48 heures qu’il vient de passer, tout en constatant que la batterie de son smartphone ne l’a toujours pas lâché. L’acteur a pourtant fait appel, durant tout son périple, aux multiples fonctionnalités du modèle et ce, pour échapper aux pires situations. Preuve que le modèle Droid possède une autonomie de 48 h en utilisation : il pourrait presque survivre à son utilisateur…

Viadéo lance sa premiere campagne de publicité TV

Viadéo lance (enfin) sa premiere campagne de publicité TV à partir du 5 novembre 2012. Réalisée par l’agence Melville, les trois spots vantent l’habileté et la réactivité des profils disponibles sur le site. On se demande néanmoins si c’est une bonne idée de montrer le côté “glandeur” ou “voyeur” de ces jeunes cadres dynamiques…

“On va bosser deux fois plus »

WhatsApp : 19 milliards ?!

WhatsApp : 19 milliards ?!

Pour ceux qui parlaient de bulle internet, les sommes dont on a entendu parler dernièrement font entrer Internet dans une nouvelle ère. L’offre de 19 milliards par Facebook pour WhatsApp en est la preuve. Analyse de Cédric Deniaud.

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On ne compte plus en millions mais bien en milliards. Rappelez-vous c’était il y a quelques semaines seulement : Snapchat refusait d’être racheté par Facebook pour 3 milliards de $ et Google rachetait la société Nest, spécialisée dans la domotique connectée pour plus de 3 milliards de $. Tout le monde criait à la bulle, aux délires d’Internet, à la perte de toute considération financière. Les gens se trompaient…

J’entendais les mêmes voix, il y a deux ans, s’exclamer que dépenser 1 milliard pour Instagram était une folie de la part de Facebook ; maintenant tout le monde pense que c’était une super affaire. Même chose avec Youtube racheté par Google pour moins de 2 milliards de $, aujourd’hui personne ne remet en cause ces sommes.

Alors oui, 19 milliards représentent le 2ème plus gros rachat dans l’histoire d’Internet et de l’informatique, après celui de HP pour Compaq (pour 21 milliards de $… mais Compaq c’était 40 milliards de $ de C.A. par an). La société WhatsApp, elle, a la taille d’une petite PME (55 employés), ne possède pas une technologie particulière. Sa force c’est son audience : 450 millions d’inscrits dont 70% d’utilisateurs actifs quotidiennement (c’est ce chiffre qu’il faut retenir).
19 milliards c’est légèrement moins (à quelques centaines de millions près, mais à ce niveau-là, ça ne compte plus), c’est le prix que Facebook aurait pu mettre pour racheter Alstom et CapGemini. Rien que ça !

Non, tout cela n’est pas une bulle et Apple lui aussi va passer à l’attaque en voulant acquérir la société Tesla Motors. Tout se mélange : la technologie Internet est partout et l’ambition des nouveaux géants du Web que sont Google, Amazon, Facebook, mais aussi le japonais Rakuten (qui lui a racheté il y a quelques semaines le service mobile Viber pour 900 millions de $, service qui compte 300 millions d’utilisateurs) et le chinois Tencent (propriétaire entre autres de WeChat, le concurrent n°1 de WhatsApp) est de devenir des leaders économiques mondiaux. Le monde est digital, mobile et connecté et cela touche tous les secteurs, de la presse à l’immobilier, en passant par les transports. Préparer l’avenir, ce n’est pas rester cantonné à son domaine initial (le réseau social pour Facebook, la recherche pour Google, le e-commerce pour Amazon) mais s’appuyer sur ses succès passés et actuels pour étendre son offre digitale. Ces boites ne sont pas résumables à un service mais deviennent des Groupes « Digitalo-industriels » ! Facebook choisit-il la bonne voie en se concentrant, à date, sur le mobile ? Je ne le sais pas, mais en tout cas, personne ne pourra dire que les usages mobiles sont une bulle !

Mais finalement WhatsApp c’est quoi ? C’est tout simplement un service d’envoi de messages qui tend à remplacer le SMS. WhatsApp n’a rien inventé puisque Line, Nimbuzz, WeChat, KakaoTalk, Mxit sont d’autres services qui proposent le même principe et qui eux aussi ont des audiences majeures. WeChat c’est 500 millions d’inscrits, soit plus que WhatsApp et ses 450 millions d’utilisateurs. KakaoTalk que vous ne connaissez pas, et qui a le même principe que WhatsApp, pourrait se faire racheter par le n°1 de telco au Vietnam… pour 5 milliards.

Tout ceci n’est pas une bulle ! Je l’écris et le répète. Si c’était une bulle, Google ne serait pas la deuxième cotation boursière à WallStreet derrière Apple. Si c’était une bulle, Facebook aurait déjà disparu. Ce ne sont pas des firmes qui investissent dans des services auxquels ils ne comprennent rien. C’est la décision de Mark Zuckeberg et on peut estimer que le mec est un peu brillant.

Facebook n’est pas un réseau social. C’est un groupe mobile. Tous les services mobiles qui fonctionnent et qui ont un potentiel intéressent Facebook. Sa prochaine cible sera peut-être même Tinder, l’application mobile de rencontres qui fait fureur et la reprise même du principe de FaceMatch, le premier service que l’étudiant Mark Zuckerberg avait créé à Harvard. Vous êtes le produit : connaître vos messages, vos conversations, vos envies, vos photos, tout ceci est une richesse qui se monétise. 

WhatsApp c’est donc une audience actuelle et future (dans 18 mois le service devrait dépasser le milliard d’utilisateurs) et cela n’a pas de prix comme l’affirme Facebook. WhatsApp c’est un potentiel de diversification également important. WeChat, le concurrent n°1, propose également un service de paiement et se lance comme service bancaire. Ne classons pas les services par rapport à leur situation lors de leur rachat, mais à leur potentiel. Les américains ont toujours raisonné par rapport à une règle : l’audience est la clef. Foursquare l’apprend à ses dépens : le service est incapable de développer son audience et malgré une certaine pertinence, le service n’intéresse pas… hormis American Express et Microsoft.

Google et Facebook ont compris une autre règle : il faut savoir réinventer son modèle très rapidement au risque de disparaître (n’est-ce pas Yahoo et MySpace ?). Je dis souvent « être agile au risque de devenir fragile », soit préparer l’avenir,  multiplier les potentialités et mettre le paquet quand on croit à quelque chose. En tout cas, les fondateurs de WhatsApp deviennent milliardaires et l’un deux, pour la petite histoire, s’était vu refuser sa candidature pour intégrer les équipes de Twitter… et de Facebook.

Cédric DENIAUD
Associé
The Persuaders