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On connaît le vainqueur de la Coupe du Monde 2014

On connaît le vainqueur de la Coupe du Monde 2014

Les jeux sont faits : l’Allemagne serait la grande championne de la Coupe du Monde FIFA 2014. Un pronostic très sérieux établi par Electronic Arts et son moteur de jeu EA Sports.

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À l’aide du moteur de jeu EA SPORTS, dont est équipé le jeu vidéo Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014, Electronic Arts a pu simuler la Coupe du Monde de la FIFA 2014 et tester les 32 équipes qualifiées dans les mêmes conditions qu’elles retrouveront dans quelques jours au Brésil.

Le jeu Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014, sorti en France le 17 avril sur Playstation 3 et XBOX 360, permet à chaque joueur de rentrer en immersion totale avec l’évènement sportif. Avec 203 sélections nationales, 7 469 joueurs, 19 sélectionneurs officiels sous licence et 21 nouvelles enceintes, dont les 12 stades officiels du Brésil, ce dernier a la possibilité notamment d’intégrer une des équipes qualifiées pour la coupe et incarner la star du ballon rond qu’il aura choisi en vue de, peut-être, remporter la finale: des avatars numériques des plus grands joueurs de football au monde et qui ont les mêmes caractéristiques physiques. Ainsi les avatars du jeu, s’ils sont déjà à l’image des originaux, respectent également leurs spécificités techniques et sont mis à jour régulièrement en fonction des véritables statistiques fournies par les joueurs sur terrain réel.

Une mise en scène très réaliste puisqu’elle s’appuie sur des données très sérieuses et qui permet aujourd’hui à Electronic Arts d’effectuer des pronostics. Ainsi, après que le moteur de jeu ait initié des matchs strictement calqués sur la phase de poule de la Coupe du Monde, la firme a déterminé que l’Allemagne s’imposerait 2-1 en prolongation face au Brésil à l’Estádio do Maracanã, le 13 juillet. La Mannschaft décrocherait ainsi sa quatrième couronne mondiale et deviendrait le premier pays européen à remporter une Coupe du Monde de la FIFA sur le sol sud-américain.

Le Ballon d’Or serait attribué à Neymar (6 buts), ainsi que le Soulier d’Or. Le meilleur but serait, lui, attribué à Andrés Iniesta contre l’Angleterre.

Il y a quatre ans, EA Sports avait prévu la victoire espagnole en Afrique du Sud. Les fans en désaccord avec ces pronostics ont néanmoins la possibilité d’effectuer les leurs grâce aux nouveaux Pronostics interactifs EA S ports ™ Coupe du Monde de la FIFA 2014.

Résultats de la simulation Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™ d’EA SPORTS™ :

 

 

 

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Facebook : doit-on continuer à payer ?

Facebook : doit-on continuer à payer ?

Les changements d’algorithmes de Facebook réduisent toujours plus la visibilité des posts. Quels enjeux pour les marques et comment peuvent-elles réagir? Une tribune de Nael Hamameh – Directeur Associé – Mazarine You to You.

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 Payer sur Facebook, ce n’est pas nouveau

Contrairement à ce qu’on peut lire parfois, Facebook n’est pas devenu payant. Pour les annonceurs, Facebook n’a jamais été ni totalement gratuit, ni totalement payant.  Il y a toujours eu un mix entre : payant (paid media) et gratuit (owned media et earned media). La nouveauté, c’est la proportion de gratuit qui commence à tendre vers 0.

Quelques rappels

Quand vous publiez un post sur votre page, 3 paramètres jouent sur sa visibilité

–          Owned media : une (petite) partie de vos fans voient apparaître le post sur leur page d’accueil.  Plus vous avez de fans, plus vous avez de fans potentiellement exposés au post.

–          Earned media : parmi ces fans exposés, quelques-uns vont peut-être cliquer sur « partager » et une partie de leurs amis « non-fans » vont alors voir le post également. Plus votre post est « sexy », plus il y a de partages et plus il y a d’amis de fans exposés. Attention à ne se faire trop d’illusion sur le earned media : dans la majorité des cas, la viralité ne représente qu’une petite part du reach.

–          Paid Media : vous pouvez (mais vous n’êtes pas obligé) payer pour atteindre une plus grand proportion de vos fans. Vous pouvez même diffuser vos posts à des « non-fans » … par exemple : les 30 millions de facebookers français. Plus vous payez, plus il y aura de personnes exposées.

Tout ça n’est pas nouveau. La nouveauté, c’est la baisse inexorable du taux de reach « organique » (c’est-à-dire gratuit : somme du owned et du earned).  Depuis des années, les annonceurs et les agences investissent en « facebook ads » pour recruter des fans facebook.  Cette stratégie de recrutement et du développement du owned media est similaire à ce qui s’est toujours fait pour les bases de données d’email: j’investis en media pour récupérer des adresses emails / recruter des fans. Plus j’ai de fans, plus j’ai du owned media, et plus je vais pouvoir toucher un nombre important de personnes «  gratuitement » et régulièrement (autour de 200 posts par an)

Mais ces annonceurs qui se sont surtout intéressés au nombre de fans recrutés, ont appris 2 mauvaises nouvelles :

1/ Le taux de reach n’a jamais été de 100%. Ils ont payé Facebook pour recruter 1 million de fans et ils apprennent que leurs fans ne sont pas tous exposés à leurs publications. Il y a 3 ans, on parlait d’un taux de reach moyen à 16% par post.

2/ Le taux de reach va bientôt atteindre 0%. La moyenne actuelle du taux de reach serait autour de 5%. Elle sera bientôt à moins de 1% .

 

Facebook m’a trahi

Un grand nombre d’agences et d’annonceurs n’ont pas apprécié cette baisse continue du taux de reach après des années d’investissement pour développer le nombre de leurs fans. Sous l’effet de la colère et de la déception, beaucoup seraient tenté de couper les budgets Facebook et de boycotter le réseau social.  Faut-il continuer sur Facebook ? Faut-il abandonner Facebook ? Ou faut-il adapter sa stratégie Facebook ?

Les arguments (non officiels) de Facebook

–          Sur tous les sites web, la visibilité est payante. Chez Facebook aussi.

–          Personne ne vous oblige à accepter les CGU / CGV de Facebook. Si vous ouvrez une page sur Facebook, vous avez beau avoir recruté 1 million de fans, c’est Facebook qui décide du contenu qu’ils vont voir et se réserve le droit de changer de règles tous les mois. C’est pas fair play mais c’est légal.

–          Le taux de reach ne baisse pas (que) à cause des nouveaux algorithmes et des nouvelles règles de Facebook. C’est aussi parce qu’il y a plus de concurrence de contenu de marques : il y a de plus en plus de pages de marques, qui ont de plus en plus de fans, et qui publient de plus en plus de posts. En résumé, la quantité de posts de marques potentiellement « affichables » aux facebookers a énormément augmenté, beaucoup  plus vite que l’augmentation des membres et du temps passé par les internautes sur Facebook. Plus de concurrence de contenu pour autant d’attention disponible = baisse de la part de reach pour chaque annonceur.

Facebook reste incontournable

Sans détailler en 200 slides les statistiques de Facebook, ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est que Facebook reste le site web le plus fréquenté au monde et en France (après Google). Et au-delà du nombre de Visiteurs uniques et de visites, c’est surtout le site web qui représente le plus de temps passé sur Internet, et de très loin.

Et comme il faut être présent là où se trouvent les internautes, il est difficile, en 2014, de se passer d’une présence sur Facebook, car ça reviendrait à boycotter le plus gros carrefour d’audience du web.

En revanche, il est temps d’adapter sa stratégie d’investissement sur Facebook, au vu de la baisse du taux de reach.

Et si j’avais 1 000€ à investir sur Facebook ?

Prenons l’exemple de 2 sociétés concurrentes :  Burger Bon et Burger Bien.

Les 2 marques démarrent sur Facebook et chacune a un budget 1 000 euros à investir en achat media.

Burger Bon a 0 fans. Ils décident de consacrer 0 euros au recrutement de fans. Ils publient des posts qu’ils sponsorisent auprès des « non-fans » bien ciblés (amateur de burger, 15-25 ans, Paris par exemple). Avec 1000 euros, Burger Bon peut espérer une visibilité de 100.000 personnes (hypothèse : CPM=10€), même en ayant 0 fans. Il est vrai qu’une fois les 1000 euros dépensés, Burgen Bon aura toujours 0 fans. Mais est-ce important ?

Burger Bien a 0 fans. La marque se dit qu’il vaut mieux investir dans le recrutement de fans car c’est probablement une stratégie rentable sur le long terme. Burger Bien investit 1000 euros et obtient 1000 fans. Désormais, à chaque fois que la page publie un post, elle va pouvoir toucher naturellement et sans payer ses fans… 50 de ses fans pour être plus précis (hypothèse : taux de reach =5%)

 

Exercice de mathématique :

Au bout de combien de temps, la stratégie de Burger Bien lui permettra de dépasser la visibilité de Burger Bon ?

Réponse :

A raison de 50 fans touchés par post, et de 200 posts par an, il faudra 10 ans (à condition que le taux de reach se maintienne à 5%) pour que Burger Bien rentabilise ses fans et atteignent les 100.000 contacts de Burger Bon

ð  Moralité : arrêter de payer pour recruter des fans. Mettez tout votre budget « paid media facebook» en « sponsoring de post facebook » pour augmenter la visibilité de vos posts.

Il faut changer l’objectif de recrutement (de fans) en objectif de visibilité (des posts)

 

Donc, on arrête de recruter des fans ?

Pas tout à fait. Il faut arrêter d’acheter de la publicité sur Facebook avec pour objectif de recruter des fans.

Mais il faut recruter de vrais fans « gratuitement » en communiquant l’adresse de votre page facebook.com/maMarque sur votre site web, vos emailing, vos campagnes de publicités TV/print/affichage et surtout sur vos produits. En terme de ciblage, ça vous permettra de vous assurer que c’est bien vos clients qui deviennent vos fans facebook et non pas des mercenaires des jeux concours facebook.

Préparez l’alternative à Facebook

Comment ne plus dépendre de Facebook où vous avez déjà trop investi pour développer votre page à 1 million de fans ?

–          Au minimum, récupérez les emails et les données de vos fans. Certes, le taux d’ouverture de l’emailing n’est pas non plus de 100%. Mais à 20% de taux d’ouverture en moyenne, c’est toujours mieux que les 5% de reach des posts Facebook.

WhatsApp : 19 milliards ?!

WhatsApp : 19 milliards ?!

Pour ceux qui parlaient de bulle internet, les sommes dont on a entendu parler dernièrement font entrer Internet dans une nouvelle ère. L’offre de 19 milliards par Facebook pour WhatsApp en est la preuve. Analyse de Cédric Deniaud.

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On ne compte plus en millions mais bien en milliards. Rappelez-vous c’était il y a quelques semaines seulement : Snapchat refusait d’être racheté par Facebook pour 3 milliards de $ et Google rachetait la société Nest, spécialisée dans la domotique connectée pour plus de 3 milliards de $. Tout le monde criait à la bulle, aux délires d’Internet, à la perte de toute considération financière. Les gens se trompaient…

J’entendais les mêmes voix, il y a deux ans, s’exclamer que dépenser 1 milliard pour Instagram était une folie de la part de Facebook ; maintenant tout le monde pense que c’était une super affaire. Même chose avec Youtube racheté par Google pour moins de 2 milliards de $, aujourd’hui personne ne remet en cause ces sommes.

Alors oui, 19 milliards représentent le 2ème plus gros rachat dans l’histoire d’Internet et de l’informatique, après celui de HP pour Compaq (pour 21 milliards de $… mais Compaq c’était 40 milliards de $ de C.A. par an). La société WhatsApp, elle, a la taille d’une petite PME (55 employés), ne possède pas une technologie particulière. Sa force c’est son audience : 450 millions d’inscrits dont 70% d’utilisateurs actifs quotidiennement (c’est ce chiffre qu’il faut retenir).
19 milliards c’est légèrement moins (à quelques centaines de millions près, mais à ce niveau-là, ça ne compte plus), c’est le prix que Facebook aurait pu mettre pour racheter Alstom et CapGemini. Rien que ça !

Non, tout cela n’est pas une bulle et Apple lui aussi va passer à l’attaque en voulant acquérir la société Tesla Motors. Tout se mélange : la technologie Internet est partout et l’ambition des nouveaux géants du Web que sont Google, Amazon, Facebook, mais aussi le japonais Rakuten (qui lui a racheté il y a quelques semaines le service mobile Viber pour 900 millions de $, service qui compte 300 millions d’utilisateurs) et le chinois Tencent (propriétaire entre autres de WeChat, le concurrent n°1 de WhatsApp) est de devenir des leaders économiques mondiaux. Le monde est digital, mobile et connecté et cela touche tous les secteurs, de la presse à l’immobilier, en passant par les transports. Préparer l’avenir, ce n’est pas rester cantonné à son domaine initial (le réseau social pour Facebook, la recherche pour Google, le e-commerce pour Amazon) mais s’appuyer sur ses succès passés et actuels pour étendre son offre digitale. Ces boites ne sont pas résumables à un service mais deviennent des Groupes « Digitalo-industriels » ! Facebook choisit-il la bonne voie en se concentrant, à date, sur le mobile ? Je ne le sais pas, mais en tout cas, personne ne pourra dire que les usages mobiles sont une bulle !

Mais finalement WhatsApp c’est quoi ? C’est tout simplement un service d’envoi de messages qui tend à remplacer le SMS. WhatsApp n’a rien inventé puisque Line, Nimbuzz, WeChat, KakaoTalk, Mxit sont d’autres services qui proposent le même principe et qui eux aussi ont des audiences majeures. WeChat c’est 500 millions d’inscrits, soit plus que WhatsApp et ses 450 millions d’utilisateurs. KakaoTalk que vous ne connaissez pas, et qui a le même principe que WhatsApp, pourrait se faire racheter par le n°1 de telco au Vietnam… pour 5 milliards.

Tout ceci n’est pas une bulle ! Je l’écris et le répète. Si c’était une bulle, Google ne serait pas la deuxième cotation boursière à WallStreet derrière Apple. Si c’était une bulle, Facebook aurait déjà disparu. Ce ne sont pas des firmes qui investissent dans des services auxquels ils ne comprennent rien. C’est la décision de Mark Zuckeberg et on peut estimer que le mec est un peu brillant.

Facebook n’est pas un réseau social. C’est un groupe mobile. Tous les services mobiles qui fonctionnent et qui ont un potentiel intéressent Facebook. Sa prochaine cible sera peut-être même Tinder, l’application mobile de rencontres qui fait fureur et la reprise même du principe de FaceMatch, le premier service que l’étudiant Mark Zuckerberg avait créé à Harvard. Vous êtes le produit : connaître vos messages, vos conversations, vos envies, vos photos, tout ceci est une richesse qui se monétise. 

WhatsApp c’est donc une audience actuelle et future (dans 18 mois le service devrait dépasser le milliard d’utilisateurs) et cela n’a pas de prix comme l’affirme Facebook. WhatsApp c’est un potentiel de diversification également important. WeChat, le concurrent n°1, propose également un service de paiement et se lance comme service bancaire. Ne classons pas les services par rapport à leur situation lors de leur rachat, mais à leur potentiel. Les américains ont toujours raisonné par rapport à une règle : l’audience est la clef. Foursquare l’apprend à ses dépens : le service est incapable de développer son audience et malgré une certaine pertinence, le service n’intéresse pas… hormis American Express et Microsoft.

Google et Facebook ont compris une autre règle : il faut savoir réinventer son modèle très rapidement au risque de disparaître (n’est-ce pas Yahoo et MySpace ?). Je dis souvent « être agile au risque de devenir fragile », soit préparer l’avenir,  multiplier les potentialités et mettre le paquet quand on croit à quelque chose. En tout cas, les fondateurs de WhatsApp deviennent milliardaires et l’un deux, pour la petite histoire, s’était vu refuser sa candidature pour intégrer les équipes de Twitter… et de Facebook.

Cédric DENIAUD
Associé
The Persuaders